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Installation non autorisée de gens du voyage sur l’ancien terrain de football communal

Installation non autorisée de gens du voyage sur l’ancien terrain de football communal

Le quartier de Gastuche n’a pas connu un hiver calme. Des caravanes occupent l’ancien terrain de football communal. Aucune autorisation n’a été délivrée. Cette installation non autorisée de gens du voyage a surpris habitants et élus.

Un campement sauvage sur l’ancien terrain de football communal

Le site possède déjà un cadre. Une convention organise l’accueil des gens du voyage depuis deux ans. Deux lieux sont prévus : le site du Stampia et l’ancien terrain de football de Gastuche. Mais une demande officielle doit précéder toute installation.

Samedi, des riverains ont lancé l’alerte. Ils ont vu les caravanes arriver sans prévenir personne. Réseaux sociaux à l’appui, l’inquiétude s’est répandue.

Occupation illégale du terrain communal : l’intervention municipale

La police a constaté l’occupation illégale du site. La commune a demandé au groupe de partir. Le départ a été refusé. L’échevine Amandine De Greef a annoncé une procédure judiciaire lundi.

« Nous ne validerons jamais une installation sauvage ingérable pour notre commune », affirme-t-elle. Le ton est ferme. Les groupes qui acceptent le dialogue restent les bienvenus. Les autres s’exposent à une action en justice.

Acteurs Situation Suite donnée
Riverains Alerte via les réseaux sociaux Information immédiate de la commune
Police Constat de l’occupation Demande de départ restée lettre morte
Gens du voyage Refus de quitter les lieux Exposition à des sanctions judiciaires
Municipalité Départ refusé Procédure judiciaire engagée lundi
Les étapes pour obtenir l'évacuation
  1. Alerte

    Les riverains signalent l'arrivée des caravanes sur les réseaux sociaux et à la commune.

  2. Constat

    La police dresse un procès-verbal de l'occupation illégale du terrain communal.

  3. Mise en demeure

    La commune demande officiellement au groupe de partir, sans succès.

  4. Saisine du juge

    La municipalité engage une procédure judiciaire pour obtenir une ordonnance d'évacuation.

  5. Décision

    Le juge statue en urgence, mais le départ reste rarement immédiat.

  6. Sécurisation

    Après le départ, les services techniques interviennent pour nettoyer et sécuriser le site.

Un cadre communal existant mais contourné

Grez-Doiceau reçoit chaque année une dizaine de demandes officielles. les gens du voyage annoncent leur venue à l’avance. La convention fixe les règles du séjour. Le responsable du groupe présent ce week-end a été rencontré. Aucun accord n’a été trouvé.

Problème de voisinage autour du terrain communal

Les riverains décrivent des allées et venues continues. Certains parlent d’un problème de voisinage. Les caravanes modifieront, même quelques jours, la physionomie du quartier.

La commune a publié un communiqué dimanche. Elle regrette d’avoir été mise devant le fait accompli. Les services municipaux suivent la situation de près. Les habitants recevront des informations au fil de l’eau.

Un autre village illustre ce type de tension. À Maing, dans le Nord, des dizaines de caravanes avaient pris possession du stade. Le maire avait tenté de bloquer l’entrée lui-même. En vain.

À Gastuche, la tension reste contenue. La police patrouille. Les élus attendent la réponse du tribunal.

Campement sauvage : les recours juridiques pour obtenir l’évacuation

Un procès-verbal de police suffit pour engager une procédure. La commune peut aussi obtenir une décision de justice. Le juge statue en urgence. L’évacuation reste rarement immédiate.

La loi du 7 novembre 2018 a alourdi les sanctions. L’amende atteint 7 500 euros pour une installation en réunion sans titre sur le terrain d’autrui. Le Sénat a adopté en février 2026 un texte encore plus strict.

  • Constater l’occupation avec un procès-verbal de police.
  • Mettre en demeure le groupe de quitter le terrain communal.
  • Saisir le juge pour obtenir une ordonnance d’évacuation.
  • Mobiliser les services techniques pour sécuriser le site après le départ.

L’expulsion ne règle pas tout. Le stationnement illégal expose la mairie à des frais de nettoyage. Cette affaire relance la question de la gestion de l'espace public. Faut-il créer de nouvelles aires d’accueil ? Faut-il sécuriser les anciens terrains de football ?

Ce que la loi permet vraiment

Est-ce qu'une commune peut expulser les gens du voyage sans passer par le tribunal ?

Une procédure judiciaire est quasi systématique. Le procès-verbal de police permet de saisir le juge en urgence, mais l'ordonnance d'évacuation n'est jamais instantanée.

Quels sites sont prévus à Grez-Doiceau pour accueillir les caravanes ?

La convention prévoit le site du Stampia et l'ancien terrain de football de Gastuche. Toute installation doit être précédée d'une demande officielle, ce qui n'a pas été respecté ici.

À combien s'élève l'amende pour une installation illégale ?

Depuis la loi du 7 novembre 2018, l'amende atteint 7 500 euros pour une installation en réunion sans titre sur le terrain d'autrui. Le Sénat a adopté un texte encore plus strict en février 2026.

Ça vaut le coup de prévenir la mairie si je vois des caravanes s'installer ?

Les riverains de Gastuche ont bien fait de donner l'alerte. La police et les élus ont pu intervenir rapidement, même si le départ n'est pas garanti.

Quel est votre plus gros défi sur ce sujet ?

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7 commentaires

  1. Oh là là, quel imbroglio ! Mais où vont-ils aller ensuite ? J’espère qu’un dialogue va s’ouvrir, c’est triste pour tout le monde.

  2. Bonjour Hugo, merci pour ce reportage. J’espère que la raison et l’humanité sauront trouver une issue, pour tout le monde.

  3. Merci Hugo pour cet article. J’ignorais qu’il y avait un cadre précis. Bonne chance à la commune !

  4. Bonjour Hugo, un campement sans autorisation, c’est comme une aurore hors zone : on admire, mais on intervient.

  5. Merci Hugo pour cet article clair. Les caravanes sont-elles installées depuis longtemps ? Bon courage aux riverains !

  6. Comme une moraine déposée sans consentement, ce campement bouleverse l’équilibre communal. La procédure rappellera que nul n’occupe durablement un territoire sans dialogue.

  7. Sans protocole ni capteurs, l’arrivée a échappé aux radars. Une caméra thermique aurait facilité l’anticipation. Espérons que la justice fera respecter le cadre.

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