Aller au contenu

Pascaline Pouillet : un défi cycliste surmonté avec une détermination exemplaire

Pascaline Pouillet : un défi cycliste surmonté avec une détermination exemplaire

Partie le 15 juillet de Cagnes-sur-Mer, Pascaline Pouillet a posé ses sacoches à Saint-Loup-sur-Aujon, dix-sept jours plus tard. Cette enseignante de 49 ans a traversé la France à vélo, entre Lubéron, vallée du Rhône et Haute-Marne. Son défi cycliste raconte la persévérance ordinaire et l’envie de repousser ses limites.

Une passion née sur les routes de la Côte d’Azur

Pascaline Pouillet redécouvre le vélo en 2023. Au départ, quelques sorties modestes, pour le plaisir de bouger et de regarder autrement les paysages. Puis l’envie de progresser s’installe. En 2026, elle décide de se lancer dans un voyage longue distance.

« Je voulais voir jusqu’où je pouvais aller », confie-t-elle. Le vélo devient un moyen de se dépasser. Cette motivation la pousse à préparer minutieusement son périple : sacoches, tente roulée, itinéraire établi.

Les ingrédients d'une réussite à vélo
  • Objectif clair

    Même modeste au départ, un but précis aide à avancer.

  • Préparation adaptée

    Pas besoin de suréquiper. Des sacoches bien pensées et un itinéraire suffisent.

  • Pauses culturelles

    Avignon et Lyon ont offert une bouffée d'air qui a relancé sa motivation.

  • Accepter la difficulté

    Le mistral a failli la faire renoncer. Elle a encaissé rafale après rafale.

  • Bienveillance envers soi

    Dans les moments durs, elle s'est autorisée à souffler, à dormir à l'hôtel.

  • Rencontres

    Les échanges avec d'autres cyclistes ont enrichi son voyage.

Un itinéraire façonné par les régions traversées

Premiers jours dans le Lubéron, avec ses lumières éclatantes. Puis les rives du Rhône et de la Saône, où les pistes cyclables déroulent un ruban tranquille. Enfin la Haute-Marne, plus secrète. Le tout sur dix-sept jours, dont deux consacrés à la visite d’Avignon et de Lyon.

À Avignon, elle assiste à une pièce de théâtre pendant le Festival. Un moment suspendu, loin de l’effort. À Lyon, elle flâne sur les quais, dans les traboules, sur les places animées. « J’avais envie de prendre le temps, pas seulement de rouler », explique-t-elle.

Indicateur Valeur
Période du défi 15 au 31 juillet 2026
Nombre de jours 17
Âge de Pascaline 49 ans
Pauses touristiques Avignon, Lyon
Mistral affronté 45 km/h de face, rafales à 60 km/h

Le mistral, un adversaire né du sud

Le passage le plus dur reste le mistral. Pendant trois jours, un vent de 45 km/h s’oppose à sa progression, avec des rafales plus violentes encore. « Le vélo tremblait. On avance, mais on a l’impression de ne pas bouger », raconte-t-elle.

Cette épreuve met sa résilience à l’épreuve. Elle pense à s’arrêter, puis se reprend : « Non, tu continues, un kilomètre après l’autre. » Cette persévérance lui permet de passer les rafales sans abandonner.

Une endurance qui se construit étape par étape

Pour tenir sur la durée, Pascaline Pouillet alterne nuits sous tente et nuits à l’hôtel. La tente, dit-elle, c’est la liberté. Une vraie douche, de temps en temps, fait aussi du bien. Chaque soir apporte son lot de petites victoires.

Cette alternance, elle la voit comme une méthode. Elle permet de récupérer, de garder le moral et de savourer la simplicité du voyage. Le silence des campings, les petits-déjeuners improvisés, les paysages qui défilent au rythme des kilomètres.

Le cyclotourisme, une autre manière de voyager

Les pistes cyclables du Rhône et de la Saône sont très fréquentées, surtout par des Allemands et des Hollandais. Pascaline y fait de belles rencontres. Ces échanges font partie du voyage. Ils rappellent que la performance sportive n’est pas qu’une affaire de chronomètre.

Son aventure illustre la montée du cyclotourisme. De plus en plus de voyageurs choisissent la lenteur, l’effort et la découverte au plus près du terrain. Le vélo transforme le regard. On remarque les détails, on sent les reliefs, on écoute le monde.

Les ingrédients d’une réussite

Qu’est-ce qui fait qu’un tel défi aboutit ? Plusieurs éléments se combinent, et ils sont valables pour chacun.

  • Un objectif clair, même modeste au départ.
  • Une préparation matérielle adaptée, sans excès.
  • Des pauses culturelles pour relancer la motivation.
  • L’acceptation de la difficulté, rafale après rafale.
  • La bienveillance envers soi-même dans les moments durs.

Arrivée à Saint-Loup-sur-Aujon le 31 juillet, Pascaline Pouillet rayonne. « J’étais fatiguée, bien sûr, mais tellement heureuse. C’est une fierté personnelle », affirme-t-elle. Son défi cycliste témoigne de sa détermination. Il pourrait donner des idées à d’autres voyageurs.

Déjà, Pascaline pense aux prochaines routes. Le succès ne l’endort pas. Il la pousse au contraire vers de nouveaux horizons, à son rythme, avec la même envie de découverte. Et vous, quelle serait votre prochaine étape à vélo ?

Le vrai visage du sujet

Est-ce que Pascaline a vraiment pédalé toute seule ?

Elle était seule sur la route, avec ses sacoches et sa tente. Elle a croisé d'autres cyclotouristes sur les pistes du Rhône et de la Saône.

Faut-il être très entraînée pour un tel voyage ?

Pas besoin d'être une athlète. Elle a commencé le vélo par des sorties modestes, puis a augmenté progressivement. La clé, c'est la régularité et la préparation.

Comment a-t-elle géré le mistral ?

Elle a affronté un vent de 45 km/h pendant trois jours. Elle pensait s'arrêter, mais s'est répété de continuer kilomètre après kilomètre. Parfois, la tête fait le plus gros du travail.

Ça vaut le coup de partir avec une tente ?

Pour elle, la tente rime avec liberté. Elle a alterné avec des nuits à l'hôtel pour prendre une vraie douche et récupérer. Chacun fait selon son envie et son budget.

Et vous, qu'en pensez-vous ? Partagez votre avis en commentaire

Laisser un commentaire

3 commentaires

  1. Les lumières du Lubéron et les ciels changeants du Rhône ont dû offrir un beau spectacle. Bravo pour ce défi !

  2. Beau défi ! Prendre le temps, c’est la clé. J’imagine les nuits étoilées au bord de la Saône.

  3. Merci Hugo pour ce récit. Ça rappelle mes traversées polaires : l’essentiel est de prendre le temps d’observer.

Les commentaires sont fermes.