Installation non autorisée de gens du voyage sur l'ancien terrain de football communal

Hugo Bouvier · 17 août 2026 · 3 min read · 577 words

Le quartier de Gastuche n’a pas connu un hiver calme. Des caravanes occupent l’ancien terrain de football communal. Aucune autorisation n’a été délivrée. Cette installation non autorisée de gens du voyage a surpris habitants et élus.

Un campement sauvage sur l’ancien terrain de football communal

Le site possède déjà un cadre. Une convention organise l’accueil des gens du voyage depuis deux ans. Deux lieux sont prévus : le site du Stampia et l’ancien terrain de football de Gastuche. Mais une demande officielle doit précéder toute installation.

Samedi, des riverains ont lancé l’alerte. Ils ont vu les caravanes arriver sans prévenir personne. Réseaux sociaux à l’appui, l’inquiétude s’est répandue.

Occupation illégale du terrain communal : l’intervention municipale

La police a constaté l’occupation illégale du site. La commune a demandé au groupe de partir. Le départ a été refusé. L’échevine Amandine De Greef a annoncé une procédure judiciaire lundi.

« Nous ne validerons jamais une installation sauvage ingérable pour notre commune », affirme-t-elle. Le ton est ferme. Les groupes qui acceptent le dialogue restent les bienvenus. Les autres s’exposent à une action en justice.

Acteurs Situation Suite donnée
Riverains Alerte via les réseaux sociaux Information immédiate de la commune
Police Constat de l’occupation Demande de départ restée lettre morte
Gens du voyage Refus de quitter les lieux Exposition à des sanctions judiciaires
Municipalité Départ refusé Procédure judiciaire engagée lundi

Un cadre communal existant mais contourné

Grez-Doiceau reçoit chaque année une dizaine de demandes officielles. les gens du voyage annoncent leur venue à l’avance. La convention fixe les règles du séjour. Le responsable du groupe présent ce week-end a été rencontré. Aucun accord n’a été trouvé.

Problème de voisinage autour du terrain communal

Les riverains décrivent des allées et venues continues. Certains parlent d’un problème de voisinage. Les caravanes modifieront, même quelques jours, la physionomie du quartier.

La commune a publié un communiqué dimanche. Elle regrette d’avoir été mise devant le fait accompli. Les services municipaux suivent la situation de près. Les habitants recevront des informations au fil de l’eau.

Un autre village illustre ce type de tension. À Maing, dans le Nord, des dizaines de caravanes avaient pris possession du stade. Le maire avait tenté de bloquer l’entrée lui-même. En vain.

À Gastuche, la tension reste contenue. La police patrouille. Les élus attendent la réponse du tribunal.

Campement sauvage : les recours juridiques pour obtenir l’évacuation

Un procès-verbal de police suffit pour engager une procédure. La commune peut aussi obtenir une décision de justice. Le juge statue en urgence. L’évacuation reste rarement immédiate.

La loi du 7 novembre 2018 a alourdi les sanctions. L’amende atteint 7 500 euros pour une installation en réunion sans titre sur le terrain d’autrui. Le Sénat a adopté en février 2026 un texte encore plus strict.

L’expulsion ne règle pas tout. Le stationnement illégal expose la mairie à des frais de nettoyage. Cette affaire relance la question de la gestion de l'espace public. Faut-il créer de nouvelles aires d’accueil ? Faut-il sécuriser les anciens terrains de football ?